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dimanche 26 juillet 2009

L'HOMOSEXUALITÉ EN INDE : dépénalisation controversée !

gayinde.jpg(Photo ?) Le 2 juillet der­nier, la Haute Cour de New Dehli a dépé­na­lisé l’homo­sexua­lité qui était jus­que là con­si­dé­rée comme un crime pas­si­ble d’une peine de pri­son pou­vant aller jusqu’à la per­pé­tuité. Cette loi pénale datait de 1860, période pen­dant laquelle l’Inde était sous domi­na­tion anglaise. Cette loi n’est pour le moment appli­ca­ble que dans la région de New Dehli mais pour­rait faire des ému­les dans le res­tes du pays, ce que sou­hai­tent ardem­ment les com­mu­nau­tés gay et les­bien­nes du reste du pays. L’arti­cle pénal abo­lit n’était pas véri­ta­ble­ment appli­qué mais sou­met­tait tout de même les per­son­nes homo­sexuel­les aux har­cè­le­ment des poli­cier, à la honte et au chan­tage.

Mais cette modi­fi­ca­tion de la loi ne fait pas l’una­ni­mité en Inde et les mul­ti­ples reli­gions pré­sen­tes dans le pays, spé­cia­le­ment cel­les con­ser­va­tri­ces, s’accor­dent pour s’y oppo­ser.

Pour ma part, je suis évi­dem­ment favo­ra­ble à toute loi en faveur des liber­tés indi­vi­duel­les et je con­si­dère que l’annu­la­tion de cette loi archaï­que cri­mi­na­li­sant l’homo­sexua­lité est un grand pas en avant. Les tra­di­tions sont extrê­me­ment for­tes en Inde et le rôle de cha­que sexe bien déter­miné à l’avance. Ainsi, le femme appar­tient à l’homme et à pour mis­sion la pro­duc­tion d’un fils. L’homo­sexua­lité fémi­nine est donc encore mal vue, c’est la rai­son de l’accueil vio­lent fait au très beau film de Deepa Mehta, Fire (1998) qui raconte l’amour entre deux fem­mes.

Vive l’amour et la liberté d’aimer et vive les pro­grès sociaux en ce sens !

mardi 5 août 2008

NOUVELLE TAXE EN VUE : produits alimentaires gras, trop sucrés et salés dans la ligne de mire !

obese.jpg(Photo copyright: eCanadaNow.com) Voilà la nouvelle lubie de notre cher gouvernement français : instaurer une taxe sur les produits trop gras, trop sucrés et trop salés. comme il est plein de bonne volonté, notre gentil gouvernement, de s'inquiéter autant de la santé de ses concitoyens... Redevenons un peu sérieux. Un rapport sur l'obésité rédigé par des grands experts très sérieux (de l'Inspection Générale des Finances, l'IGF, ainsi que de l'Inspection Générale des Affaires Sociales, l'IGAS) et remis à la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, et au ministre du budget, Éric Woerth, conclut qu'une bonne façon de lutter contre le fléau que représente l'obésité, est d'augmenter les taxes sur les boissons sucrées ainsi que la TVA sur certains produits trop gras, trop sucrés ou trop salés. Non, vous ne rêvez pas, et ces experts sont payés pour conclure, après étude, à de pareilles sottises !

Je m'explique ! Mon point de vue est que le problème de l'obésité et du surpoids est un problème de société de fond. Il révèle un malaise profond autant collectif qu'individuel, aussi lié au système économique et commercial dans son ensemble, et la seule bonne piste pour le comprendre est de l'aborder avec cette approche. Mais, fidèle à lui-même, le gouvernement de Sarkozy fonctionne à la répression plutôt qu'à la compréhension, à la compassion, à la tolérance et à l'accompagnement. Seuls comptent pour lui des résultats immédiats, peu importe leur efficacité réelle, particulièrement sur la longueur. Ainsi, je prétends, moi, que ces taxes n'auront absolument aucune conséquence positive pour la lutte contre les problèmes de poids dans notre société et qu'en conséquence, ils augmenteront réellement les recettes de l'état, ce qu'à la vérité, ce dernier souhaite. Cette nouvelle "réforme" pue l'hypocrisie : comment le gouvernement ose-t-il défendre ouvertement deux points de vue complètement contradictoires, c'est-à-dire prétendre vouloir lutter contre l'obésité et le surpoids mais en même temps espérer diminuer le trou de la sécurité sociale grâce aux bénéfices engendrés par ces nouvelles taxes. En réalité, puisque la consommation des produits visés par cette taxes a peu de chances de diminuer, la deuxième proposition risque d'aboutir, et ce au détriment, une nouvelle fois, du pouvoir d'achat général de la population, mais en particulier des personnes à faible revenu dont on sait, par ailleurs, qu'elle comporte, malheureusement, plus de personnes concernées par cette mesure que la population aisée...

À quand donc des réformes sociales, humaines, intelligentes et pour le véritable bien de tous, et surtout des plus démunis.... J'attends et n'en fini pas d'espérer....

jeudi 20 mars 2008

CHANTAL SÉBIRE EST MORTE : Paix à son âme. Réaction de Marie Humbert.

chantalsebire.jpgChantal Sébire est décédée et a malheureusement été retrouvée morte par sa fille. Je dis malheureusement non pas en pensant à l'arrêt de ses souffrances qu'elle n'a que trop longtemps endurées, mais pour la solitude apparente qui a entouré son départ. En effet, on ne connait pas encore les véritables circonstances de son décès, suicide ou mort naturelle, mais on sait qu'elle était seule lorsqu'elle a quitté notre monde. Elle n'a semble-t-il pas bénéficié d'une assistance au suicide comme on les connait en Suisse grâce à Exit ou Dignitas. Marie Humbert, toujours très engagée en ce qui concerne l'euthanasie active après la mort très médiatisée de son fils Vincent Humbert grièvement blessé à la suite d'un accident de la route, regrette qu'elle soit décédée seule et sans aide mais se dit heureuse de l'arrêt de ses souffrances. Ce départ n'était pas celui espéré par Chantal Sébire qui souhaitait être accompagnée de ses enfants et des personnes qui comptaient pour elle. La vie en a malheureusement décidé autrement et le débat sur l'euthanasie active n'en est que plus relancé. J'ai d'ailleurs appris que Marie Humbert milite pour l'autorisation de l'euthanasie active seulement dans des cas exceptionnels.

Tout ce débat, au fond, me fait froid dans le dos parce que j'ai l'impression que le monde est fou est qu'on vit un véritable délire ! Je m'explique. Pour moi, il existe une évidence suprême et indiscutable : écouter l'autre et sa ou ses volontés et ne pas juger de ses décisions car je ne vis pas ce qu'il peut vivre. En ce sens, je ne comprends profondément pas ce débat qui ne met pas la parole de l'individu principalement concerné au centre du débat. Ses désirs se retrouvent ainsi en périphérie dans le but de donner le pouvoir de décision aux personnes savantes qui infantilisent les malades non instruits des choses médicales. Nul besoin de savoirs et de connaissances, il s'agit là d'humanité, de sentiments, de souffrance, de maladie, de vie et de mort et sur ces points, tous les êtres humains sont égaux. Ce n'est donc, de mon point de vue, pas au corps médical ni scientifique de décider à la place d'un malade s'il peut mourir ou non. Il a, toujours de mon point de vue, plutôt le devoir de servir les personnes et malades qui souffrent et d'accompagner dignement et humblement les personnes qui désirent partir car trop souffrantes grâce justement à leur savoir scientifique.

Voilà ce que je pense : nul besoin de débat abstrait et théorique sur un sujet si humain et terre à terre. Écoutons simplement avec humilité les personnes concernées et respectons leurs choix et décisions.

samedi 1 mars 2008

PÉAGE ROUTIER À GENÈVE : je suis absolument contre !!!

peage.jpg(Le trafic à la rue des Deux Ponts, à la Jonction, Photo: Daniel Winteregg) Le conseil administratif de Genève, sous la houlette de Patrice Mugny, maire écologiste de la Ville, souhaite imposer un péage routier pour le centre ville de Genève dès l'automne 2008. Objectivement, ce projet a pour but de désengorger le centre ville, de diminuer la pollution mais promet de couter extrêmement cher et est, encore actuellement, anticonstitutionnel car la Constitution Fédérale stipule qu'il est interdit de taxer les routes. Cette proposition s'inspire bien sûr des péages déjà en fonction par exemple à Londres, à Stockholm ou encore à Milan. Les détails de la mise en œuvre possible de ce projet ne semble par encore définis.

Pour ma part, je suis absolument contre ce projet, et ce pour plusieurs raisons :

  • je le considère comme anti social car favorisant les riches au détriment de pauvres. Les personnes aisées ne limiteront pas leurs déplacements au centre ville tandis que les personnes en situation précaires verront encore leur pouvoir d'achat et leur niveau de vie diminuer : il y en a marre de sélectionner sur le pouvoir d'achat !
  • Genève n'est pas une ville aussi importante en taille et en circulation qu'elle impose un système de péage comme unique solution au problème de circulation.
  • Les transports publique sont-ils à même, et ce dès l'automne, d'assumer une charge supplémentaire de passagers ? Et la capacité des parkings périphériques de la ville est-elle suffisante ?
  • Et la ville de Genève semble avoir lancé cette idée de péage sans même avoir averti le canton de Genève...

En bref, je suis absolument contre ce projet et je n'en démords pas. Je trouverai beaucoup plus juste et équitable de se pencher sur une autre solution efficace de réduire la pollution et de diminuer la circulation en ville aux heures de pointe car effectivement, je pense qu'il y a là un gros problème. Mais pourquoi toujours utiliser l'argent comme moyen de persuasion ? Pourquoi toujours employé des moyens en la défaveur des personnes déjà défavorisées !!! Ça m'énerve parce que je trouve ça injuste ! J'ai un vrai esprit écologiste et je souhaite vraiment que ce problème du centre ville se résolve car j'en subi aussi les conséquences, mais ceci pas de la façon dont l'a proposé la ville. Non ! Je me demande si je suis encore de gauche....

lundi 25 février 2008

VOTATIONS POPULAIRES DU 24 FÉVRIER 2008 : petit bilan perso !

votations.jpg(Photo Reuters) Dimanche 24 février 2008, la Suisse votait au niveau fédéral et cantonal. J'ai bien sûr voté et j'ai envie de faire un petit bilan personnel des résultats en fonction de mes positions et avis. Ne vous mèprenez pas, je suis loin d'être une experte concernant tous ces domaines de vote mais cela ne m'empêche pas de réfléchir à ce qui sous-tend toutes ces propositions de loi et de changement et d'avoir un avis, ma foi, tout à fait personnel...

VOTATIONS FÉDÉRALES :

  • Initiative populaire «Contre le bruit des avions de combat à réaction dans les zones touristiques»

L'initiative a été refusée à 68,1 %. J'ai voté "oui".

J'avoue que ce sujet de votation m'a un peu laissée froide. À Genève, nous ne subissons presque pas de bruit à cause de ces avions et je ne mesurais pas du tout la gêne que cela pouvait occasionner. Je me suis alors bêtement mise à la place des habitants concernés et ai mélangé à cela mon côté anti-militariste et mon choix de vote était tout trouvé. En effet, je n'aime pas la violence, l'armée et ce qui me semble la stupidité de tous les exercices qu'ils réalisent. Je suis certainement fleur bleue et inconsciente de l'importance d'une armée pour un pays mais je ne peux m'empêcher de penser à tout cet argent investi pour se battre, tuer, faire des exercices et acheter du matériel à des prix exorbitants. Si j'avais été un homme, j'aurai été objecteur de conscience car l'idée de travailler pour apprendre à faire la guerre et à tuer ne m'est pas supportable. Et peut-être avez-vous entendu tous les dégâts physiques mais aussi psychologiques que la guerre peut engendrer comme des documentaires l'ont très bien montré concernant les jeunes militaires américains en Irak. Bref, l'homme ne peut se passer de violence, et moi je me tourne vers Gandhi et lui dit : "Comme tu manque à cette planète !"

  • Loi sur la réforme de l’imposition des entreprises II

L'initiative a été acceptée à 50,53 %. J'ai voté "non".

Sujet économique, donc sujet peu compréhensible pour mon pauvre cerveau souvent en berne à ce propos car, malheureusement peu formé. Alors, bêtement, je l'avoue, j'ai voté "non" car je me suis dit que rien ne garantissait le réinvestissement des impôts payés en moins dans l'entreprise et pour créer des emplois plutôt que dans des yacht ou des maisons au sud de la France. Et puis, par principe, je ne suis pas toujours favorable aux avantages dirigés vers les personnes que je suppose aisées alors que de mon point de vue, ce sont les gens fragiles, en précarité qui nécessite en priorité des mesures en leur faveur.

VOTATIONS CANTONALES GENEVOISES

  • Initiative 137 : Pour l'interdiction des races de chiens d'attaque et autres chiens dangereux

L'initiative a été acceptée à environ 65 %. J'avais voté "non".

À ce sujet, je suis très partagée. Comment ne pas comprendre la peur entourant l'agressivité de chiens potentiellement dangereux ? Comment ne pas vouloir soutenir les familles atteintes par un drame aussi traumatisant que l'agression par un chien devenu fou d'un enfant ou d'un adulte complètement impuissant ?

Et puis, d'un autre côté, est-il possible de tout prévoir, de tout contrôler ? Ne devrions-nous pas interdire les voitures pour protéger nos enfants ? Et comment déterminer de façon fiable la dangerosité potentielle d'un chien ? Rien ne semble moins simple. Et le fait que cette loi joue sur les peurs et soit vraiment sévère, voire presque intégriste, cela me dérange même si je ne possède moi-même pas de chien. De plus, il semble que l'application de cette nouvelle loi sera vraiment difficile et extrêmement contraignante. En tous les cas, je suis curieuse de voir les prochaines statistiques pour savoir si cette nouvelle loi aura eu un impact positif sur le nombre d'agression par des chiens et sur leur dangerosité.

  • Initiative 129 : Fumée passive et santé

L'initiative a été acceptée à près de 80 %. J'avais voté "oui".

Je ne vous cache pas que sur ce sujet, c'est moi l'intégriste. Je supporte en effet très mal les cafés et autres bistrots complètement enfumés et suis, comme vous l'imaginez, non fumeuse. Alors pour tempérer un peu mon côté radical sur le sujet, je mets en avant, à qui veut l'entendre, le problème de santé publique que représente le tabac. Je n'ai rien à ajouter.

  • Initiative 127 : Pour la gratuité des transports publics genevois

L'initiative a été refusée à plus de 60 %. J'ai voté "non".

Étant de gauche, ce projet aurait pu me convenir et me parler car je me suis vraiment posé la question de ma position. Et bien, il n'en a rien été car, en définitive, peut-être suis-je de centre gauche, qui sait ? en effet, je pense qu'il est nécessaire de payer nos transports publics pour deux raisons principales : la responsabilité personnelle quant à l'utilisation d'un service qui n'est en rien un dû et la qualité des transports proposés qui me semble bonne et qui ne coute pas excessivement cher. Je me questionne sur le sens profond de cette initiative : certains pensent-ils que tous les services doivent être gratuits, comme un dû ? N'est-on pas là confrontés aux limites de ce qui pourrait s'assimiler à une attitude de volonté d'assistanat déplacé ? Je me questionne...

  • Loi modifiant la Constitution de la République et canton de Genève

L'initiative a été acceptée à près de 80 %. J'ai voté "oui".

Sachant que la Constitution genevoise date de plus d'un siècle et que tous les partis politiques s'accordaient à vouloir la réviser, je n'ai pas hésité à ajouter mon "oui" au leur. Oui, j'aime le changement, l'évolution, l'adaptation aux réalités actuelles alors j'ai soutenu ce désir d'adapter la Constitution à notre vie actuelle.

samedi 23 février 2008

RÉTENTION DE SÛRETÉ : Nicolas Sarkozy ne se laisse pas impressionner par le Conseil constitutionnel et fait appel à la Cour de cassation !

sarkozyloisuret_.jpg(Nicolas Sarkozy, Crédit Photo : TF1/LCI) Le projet de loi proposé par Rachida Dati et accepté par le Parlement au début du mois permettant d'enfermer à vie les criminels dangereux semble ne pas avoir passé le cap du Conseil constitutionnel comme l'aurait voulu Nicolas Sarkozy. Cette loi de rétention de sûreté a été acceptée sur le principe par le Conseil des Sages qui en a toutefois limité l'application. Son but était de créer des "centres socio-médico-judiciaires" dans lesquels seront enfermés les criminels dangereux et susceptibles de récidiver après qu'ils aient purgé leur peine de 15 ans minimum. La durée de la rétention sera de un an et pourra être renouvelée indéfiniment, selon la décision d'une commission de trois magistrats.

badinter.jpg(Robert Badinter, Sipa) Cette loi semble poser plusieurs problèmes auxquels viennent s'ajouter l'attitude de Nicolas Sarkozy décidé à la faire adopter par n'importe quels moyens. Tout d'abord, il y a le problème de la rétroactivité de la loi. En effet, la Constitution indique qu'une nouvelle loi ne peut s'appliquer qu'à partir du moment où elle a été adoptée et qu'il ne peut y avoir d'application rétroactive pour des condamnations formulées avant son application. Secondo, les opposants à cette loi, comme par exemple Robert Badinter, ancien garde des Sceaux et ancien président du Conseil constitutionnel, s'insurge contre l'adoption d'une loi stipulant qu'"une personne sera enfermée, non plus pour les faits qu'elle a commis, mais pour ceux qu'elle pourrait commettre. On perd de vue l'un des fondements d'une société de liberté (...) Nous passons d'une justice de responsabilité à une justice de sûreté. C'est un tournant très grave de notre droit".

De plus, Nicolas Sarkozy, non content de la décision prise par le Conseil constitutionnel à propos de cette loi rendue pratiquement inapplicable, s'est proposé de saisir la cour de cassation afin d'obtenir l'application de la loi avec effet rétroactif. Hors, cette façon de faire semble complètement anti-constitutionnelle car toute décision prise par le Conseil des Sages ne peut être contredite. La cour de cassation n'a en effet pas ce pouvoir et Nicolas Sarkozy, qui serait censé se soumettre à toute décision du Conseil constitutionnel, ne peut l'ignorer, en digne diplômé en droit et avocat qu'il est. cette tentative de contournement de la Constitution ne plait évidemment pas et soulève un grand tollé général.

Pour ma part, je suis partagée. À priori, je trouve le texte de loi sur la rétention de sûreté intéressant et j'avoue qu'il me plait. L'idée de ne pas libérer des détenus dangereux s'ils sont encore considérés comme potentiellement très dangereux car n'ayant fait aucun travail psychologique ou encore n'ayant aucunement pris conscience de leurs actes... me convient. Évidemment, cette décision est très difficile à prendre et les magistrats responsables auront la lourde tâche de ne pas faire d'erreur, mais le saura-t-on jamais ? Donc sur ce point, je me surprends à trouver la proposition de loi intéressante. Par contre, je ne soutiens pas du tout Nicolas Sarkozy dans sa procédure illégale pour obtenir ce qu'il désire, agissant par là-même comme un enfant gâté ne supportant l'insatisfaction de tous ses caprices et utilisant tous les moyens à sa disposition, même ceux hors-la-loi, pour arriver à ses fins. Cela porte atteinte à la démocratie et l'image que donne le Président, qui devrait être le premier garant des lois, est en ce sens désolante, et je ne peux y souscrire.

lundi 18 février 2008

LE PACS SUISSE SÉDUIT PEU LES HOMOSEXUELS ET ENCORE MOINS LES LESBIENNES : les contraintes du pacs sont décourageantes...

pacssuisse.jpg(Célébration de pacs genevois en 2001, Photo Keystone) Le pacs suisse voté en juin 2005 avec 58 % des voix et appliqué depuis le 1er janvier 2007 semble ne pas faire beaucoup d'adeptes auprès de la population homosexuelle. En effet, seuls 2003 partenariats ont été enregistrés en 2007, dont trois-quart entre hommes. Les femmes homosexuelles semblent donc peu séduites par les termes de cette nouvelle loi, termes que vous pouvez consulter ici.

Pour ma part, j'avais voté "oui" en 2005 afin que la Suisse, après quelques cantons comme Genève et Zurich, soit dotée d'un pacs national à l'image du pacs français. Cependant, je comprends le peu d'engouement qu'il suscite auprès de la communauté homosexuelle car il comporte des contraintes qui freinent certainement les désirs d'union officielle :

  • seuls les homosexuels sont autorisés à se pacser au niveau fédéral (contrairement au pacs genevois par exemple qui est aussi ouvert aux personnes hétérosexuelles) ce qui implique l'obligation d'assumer un coming-out pas forcément désiré au niveau administratif et professionnel
  • L'article 28 de la section 3 stipule que les couples pacsés ne sont pas autorisés à adopter ni à faire appel à la procréation médicalement assistée, ce qui évidemment peut freiner les ardeurs d'union officielle des gays et lesbienne
  • enfin, le pacs n'offre pas d'avantages fiscaux, à l'image du mariage, en comparaison des personnes en concubinage, mais cette situation risque de changer

En résumé, l'acceptation du pacs au niveau national est une réelle avancée pour les homosexuels en faveur de la reconnaissance de leur existence et de leur forme d'amour mais cela n'empêche pas de pointer du doigt les manquements et les contraintes qui assortissent cette reconnaissance encore très timide et cadrée. La Suisse évolue lentement, mais elle évolue, c'est de bonne augure pour l'avenir du pacs et de l'égalité de traitement entre personnes hétérosexuelles et personnes homosexuelles dans le cadre de leurs relations de couple et de leurs familles.

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