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dimanche 26 juillet 2009

DÉCÈS DE MICHAEL JACKSON : homicide involontaire ?

michael-jackson.jpg(Photo ?) Le décès de Michael Jack­son ne cesse d’inter­ro­ger. Au jour d’aujourd’hui, c’est son récent méde­cin per­son­nel, le Dr Con­rad Mur­ray, qui est soup­çonné d’homi­cide invo­lon­taire. Il devait sui­vre Michael Jack­son pen­dant sa tour­née, ceci pour un salaire men­suel de 150 000.- dol­lars. I sem­ble, par ailleurs, que le fils ainé du chan­teur, Prince Michael, ait assisté à la mort de son père. En effet, le Dr Mur­ray lui aurait demandé de res­ter pen­dant qu’il effec­tuait le mas­sage car­dia­que (sur un lit !) afin d’avoir un témoin qui affirme qu’il a tout tenté pour rani­mer la star.

D’un autre côté, Omer Bhatti, 25 ans, a demandé un test ADN dans le but de prou­ver qu’il est bien le fils caché que Michael Jack­son aurait avec une femme nor­vé­gienne. Il a en sa faveur plu­sieurs élé­ments dont le fait qu’il a séjourné à plu­sieurs repri­ses à Never­land, pho­tos à l’appui, et que Michael Jack­son lui même aurait reconnu, en 1984, être son père bio­lo­gi­que.

En ce qui con­cerne les enfants de Michael Jack­son, Joe Jack­son, son père, non con­tent de con­ti­nuer à nier les mau­vais trai­te­ments qu’il aurait infligé à son fils lorsqu’il était enfant (mal­trai­tance et abus sexuels ?), sou­hai­te­rait aujourd’hui les met­tre en scène dans un groupe qui s’appel­le­rait les Jack­son 3. Le tri­bu­nal doit se pro­non­cer sur la garde des enfants mais l’affaire n’est pas close puis­que la mère de Michael Jack­son tente de les pré­ser­ver.

En bref, la vie du roi de la pop aura été tout autant mer­veilleuse que tra­gi­que de part la souf­france que déga­geait Bambi. Ses mul­ti­ples opé­ra­tions chi­rur­gi­ca­les visant peut-être incons­ciem­ment à nier sa négri­tude et ce lien tel­le­ment dou­lou­reux à ce père pré­sumé mal­trai­tant, ce mys­tère entou­rant l’ori­gine bio­lo­gi­que de ses enfants, ses pro­blè­mes d’addic­tion à de mul­ti­ples médi­ca­ments extrê­me­ment puis­sants, ses pro­cès pour pédo­phi­lie dont il ne sem­blait pas mesu­rer la gra­vité et sa rela­tion à l’argent, pas­sant de la richesse à la ruine, tous ces élé­ments com­plexi­fient la per­son­na­lité de ce Peter Pan qui ne vou­lait pas gran­dir car il cour­rait déses­pé­ré­ment der­rière son enfance envo­lée à tout jamais.

Quel triste des­tin que celui du roi de la pop…

vendredi 28 mars 2008

PROCÈS DU TUEUR EN SÉRIE PRÉSUMÉ MICHEL FOURNIRET : au rendez-vous de l'impensable !

fourniret.jpg(Michel Fourniret en 2006 lors d'une reconstitution, photo Fred Dufour AFP) Je ne sais comment commencer mon article sur ce sujet tellement délicat... Bref, par du concret. Le procès de Michel Fourniret s'est ouvert jeudi 27 mars 2008 ainsi que celui de Monique Olivier, son ancienne épouse. Ils comparaissent pour l’enlèvement, le viol et le meurtre de sept jeunes femmes et pour une tentative d’enlèvement sur une mineure. Michel Fourniret semble avoir été l'assassin tandis que sa femme était sa complice dans la majorité des affaires citées. Je ne vais pas rentrer dans les détails de l'affaire que vous pouvez trouver de manière très compète sur le site du 20 minutes, ici.

Ce qui m'intéresse et me questionne, c'est la personnalité des deux accusés. Michel Fourniret semble avoir été diagnostiqué manipulateur et pervers sadique, "il tire jouissance non du plaisir de tuer, mais de la terreur et de l'humiliation" qu'il inflige, notent les psychiatres et a "une hypertrophie du moi, une très haute estime de lui-même et une absence totale d'autocritique". Il est obsédé par la virginité et utilise les autres comme objets. Quant à Monique Olivier, les experts psychologues pensent que sa relation à Fourniret "découle beaucoup plus de son opportunisme et de la protection de ses intérêts personnels que de la peur inspirée par Fourniret". Son image de femme soumise n'arrive pas convaincre et c'est plutôt l'existence d'une relation de couple parfaitement complémentaire dans sa perversité qui s'impose de plus en plus.

Pour ma part, je pense que les passages à l'acte de ce couple pervers et sadique ont pour racine ce que Yung a appelé l'"ombre", cette ombre que chacun de nous a en soi. C'est une partie plus ou moins inconsciente de notre psychisme et qu'il n'est pas plaisante d'aller voir et de reconnaitre en soi. Devant la telle cruauté des agissements du couple Fourniret, on se demande si ces êtres sont humains. Mais ne sont-ils pas l'expression vivante de cette part de chacun d'entre nous que nous refusons de voir, que nous ne pouvons supporter d'imaginer présente en chacun de nous ? tout le monde n'a-t-il pas en soi, enfoui, silencieux, non exprimé mais bien présent une facette pervers sadique et une capacité à agir avec une telle cruauté, sans état d'âme aucun ?

mercredi 30 janvier 2008

VERDICT DU PROCÈS DES ÉPOUX CARTIER : un couple de désespérés ayant fait l'impensable...

cartierinsuline.jpg(Photo AFP / A. Julien) Patricia Cartier a été condamnée à 10 ans de réclusion criminelle et Emmanuel Cartier, son mari, à 15 ans de réclusion pour l'assassinat de leur fille de 11 ans, un jour d'été 2002, où le désespoir avait un raison de leur bon-sens. Une situation financière catastrophique révélée par un surendettement dont ils n'ont pas vu l'issu les a amené à planifier un suicide familial à l'insuline incluant leur 5 enfants. Les doses injectées ayant été trop faibles, il sont tous survécus sauf leur fille de 11 ans. Depuis, la justice leur a retiré l'autorité parentale de façon définitive et leurs enfants rescapés en sont à tenter vainement de comprendre le geste irréversible de leur parents.

C'est une accumulation de problèmes, d'évènements, de situations qui ont permis qu'un tel gâchis arrive... Des gens simples, certainement immatures affectivement et dans la gestion de leur vie et de leur biens, dépassés par la vie tout simplement et ne sachant vers qui se tourner, peut-être aussi traversant une période de dépression non diagnostiquée ni suivie, et c'est le drame. Triste fait divers aux conséquences désastreuses pour toute une famille qui était au bord du gouffre... seule...

lundi 31 décembre 2007

ASSASSINAT DE BENAZIR BHUTTO : désespérant...

T31 IM DOU 149(Photo © Michael Collopy, Architects of Peace) Tout assassinat est à dénoncer comme intolérable, inhumain et méprisable s'il n'est pas réalisé dans le but de sauver d'autres vies et sans autre option à la clé (cf Bouddha).

Je ne peux m'empêcher de réagir fortement contre ces pratiques intégristes qui justifient la violence comme seul moyen d'arriver à leurs fins, de se faire entendre. Quel cul de sac qui, au lieu d'entrebailler les portes de l'ouverture, posent un câle entretenant la fermeture, la haine, la peur et l'abus de pouvoir.

Gandhi, où es-tu ??? Toi qui a dit, dans un éclair de sagesse :

"Oeil pour oeil, et tout le monde finira aveugle."