(photo ?) Nadine Morano, secrétaire d’État à la famille, a déposé mardi dernier un avant-projet de loi visant à donner une reconnaissance légale au beau-parent dans le cadre des familles recomposées à partir du moment où cette personne tiers vit avec le parent et s’implique donc dans l’éducation des enfants. Ce projet reconnait également le conjoint dans un couple homosexuel qui élève des enfants. Et c’est là que le bas blesse ! Le débat sur l’homoparentalité et sa reconnaissance légale fait de nouveau rage et oppose deux personnalités du gouvernement actuel : Nadine Morano, à l’orgine de ce projet ambitieux, et Christine Boutin, en charge du Logement et connue pour ses positions très traditionalistes en ce qui concerne la famille et sa légendaire opposition au PACS lorsqu’il a été proposé.
Pour résumer leurs positions : l’une, Nadine Morano, propose d’adapter les lois à la réalité actuelle et de donner un statut légal à des familles qui existent déjà par ailleurs et qui se retrouvent démunies face à la loi car non reconnues dans leur réalité de vie; et l’autre, Christine Boutin, se scandalise à l’idée qu’aucun débat entourant la problématique de l’homoparentalité ne soit lancé avant l’adoption de cette loi qui passerait alors en force selon elle. On reconnait bien là deux positions totalement différentes : Nadine Morano tente d’adapter les lois à une réalité et de la reconnaitre en lui donnant un statut légal tandis que Christine Boutin peine à accepter justement que cette réalité existe et souhaite reculer le moment de sa reconnaissance juridique.
Pour ma part, je trouve ce projet de loi très bien, utile et dans le sens de notre société actuelle. Les familles homoparentales existent, je ne suis donc pas pour qu’on les ignore, ce serait au détriment des enfants bien sûr. Alors puisqu’elles existent, comment ne pas protéger les enfants qui y vivent ?? Je trouve que la société est hypocrite car elle autorise leur existence mais refusent de les reconnaître. Cela ne peut plus durer et moi qui ne porte pas forcément le gouvernement dans mon cœur pour plusieurs raisons (quelques articles à ce sujet), j’approuve cette ouverture d’esprit et cette proposition de loi plutôt de gauche, ma foi, mais digne d’intérêt pour la reconnaissance de certains citoyens complètement exclus de la société dans leur rôle de parent. Et peut-être que cette loi ouvrira le débat, enfin, sur l’adoption légale par le conjoint non géniteur d’un enfant qu’il élève pourtant en tant que parent.
Vive les progrès sociaux !
(Le Dalaï-lama et Carla Bruni-Sarkozy assistant à l'inauguration du temple bouddhiste Lérab Ling à Roqueredonde dans l'Hérault, vendredi 22 août 2008, photo Reuters / Philippe Laurenson). Oui, le Dalaï-Lama, en visite en France, a reçu Madame Sarkozy pendant l'inauguration du temple de Lérab-Ling. Et elle n'a pas été la seule à faire le déplacement, Bernard Kouchner, ministre des Affaires Étrangère, a aussi été de la partie, bien qu'il ne se soit pas attardé sur place, ainsi que Rama Yade, secrétaire d'État aux droits de l'homme. Le Dalaï-Lama, ancien Prix Nobel de la Paix et farouche défenseur de la
(Photo copyright: eCanadaNow.com) Voilà la nouvelle lubie de notre cher gouvernement français : instaurer une taxe sur les produits trop gras, trop sucrés et trop salés. comme il est plein de bonne volonté, notre gentil gouvernement, de s'inquiéter autant de la santé de ses concitoyens... Redevenons un peu sérieux. Un rapport sur l'obésité rédigé par des grands experts très sérieux (de l'Inspection Générale des Finances, l'IGF, ainsi que de l'Inspection Générale des Affaires Sociales, l'IGAS) et remis à la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, et au ministre du budget, Éric Woerth, conclut qu'une bonne façon de lutter contre le fléau que représente l'obésité, est d'augmenter les taxes sur les boissons sucrées ainsi que la TVA sur certains produits trop gras, trop sucrés ou trop salés. Non, vous ne rêvez pas, et ces experts sont payés pour conclure, après étude, à de pareilles sottises !
(Ségolène Royal le 16 mai 2008 à Paris lors de la réunion où elle a annoncé qu'elle serait candidate à la direction du PS, photo AFP) J'avais déjà fait un article sur Ségolène Royal et son désir de se présenter à la tête du Ps (
(Christian Vanneste, Photo : Assemblée nationale) Je tiens aussi à noter la défaite cinglante de Christian Vanneste, UMP et soutenu par son parti, à Tourcouing, battu (31 % des votes) par le PS (53 % des votes). Ce résultat m'a particulièrement intéressée à cause du candidat, particulier lui aussi en ce sens qu'il a été condamné en 2006 pour propos homophobes, qu'il continue encore aujourd'hui à soutenir et pour lesquels il n'est jamais revenu en arrière. Ce genre de personnage m'a paru inquiétant et je suis heureuse que, malgré le soutien à mon sens scandaleux et déplacé de l'UMP (comme déjà dit
(Barack Obama, Photo ?) Et puis, il y a aussi les caucus américaines qui n'en finissent plus pour les démocrates. Après la triple défaite du mardi 4 mars, Barack Obama vient de remporter les caucus du Wyoming, état peu peuplé mais important pour Obama. L'avance du candidat Obama semble irrattrapable par Hillary Clinton mais rien n'est joué car il est peu probable que ni l'un ni l'autre n'obtienne le total de 2025 voix des délégués nécessaires pour obtenir l'investiture sans l'aide des 796 "superdélégués". Tout est encore possible, donc.
(Jose Luis Rodriguez Zapatero, Photo AFP) Et enfin, ce dimanche les espagnols votaient pour les législatives. Les socialistes de José Luis Rodriguez Zapatero semblent avoir nettement gagné ces élections face aux conservateurs de Mariano Rajoy. Ils auraient la majorité absolue des 350 sièges de députés. Je suis heureuse de ce résultat car il me semble que la politique menée par ce gouvernement socialiste est humaine et s'intéresse au sort des minorités. Ce gouvernement n'a pas peur des avancées (instauration d’un gouvernement paritaire, retrait des troupes espagnoles d’Irak, légalisation du mariage homosexuel avec droit à l’adoption, régularisation massive d’immigrés clandestins, réduction dans les écoles du poids de la religion, offre d’un dialogue visant à en finir avec le terrorisme basque de l’ETA, une « Alliance des civilisations » avec le monde musulman, lancement d’un projet fédéraliste de refonte des autonomies régionales et création d’une commission interministérielle pour élaborer, par respect à la « mémoire historique », un projet de loi rendant justice aux victimes du franquisme (Ouverture de fosses communes de la Guerre Civile, révision des procès de républicains condamnés, indemnisation des familles de fusillés, blessés et emprisonnés)). Le Président du gouvernement espagnol parait populaire et je trouve ses positions sociales très importantes à maintenir en Europe car elles peuvent servir d'exemple pour les autres nations.
(Nicolas Sarkozy, Crédit Photo : TF1/LCI) Le projet de loi proposé par Rachida Dati et accepté par le Parlement au début du mois permettant d'enfermer à vie les criminels dangereux semble ne pas avoir passé le cap du Conseil constitutionnel comme l'aurait voulu Nicolas Sarkozy. Cette loi de rétention de sûreté a été acceptée sur le principe par le Conseil des Sages qui en a toutefois limité l'application. Son but était de créer des "centres socio-médico-judiciaires" dans lesquels seront enfermés les criminels dangereux et susceptibles de récidiver après qu'ils aient purgé leur peine de 15 ans minimum. La durée de la rétention sera de un an et pourra être renouvelée indéfiniment, selon la décision d'une commission de trois magistrats.
(Robert Badinter, Sipa) Cette loi semble poser plusieurs problèmes auxquels viennent s'ajouter l'attitude de Nicolas Sarkozy décidé à la faire adopter par n'importe quels moyens. Tout d'abord, il y a le problème de la rétroactivité de la loi. En effet, la Constitution indique qu'une nouvelle loi ne peut s'appliquer qu'à partir du moment où elle a été adoptée et qu'il ne peut y avoir d'application rétroactive pour des condamnations formulées avant son application. Secondo, les opposants à cette loi, comme par exemple Robert Badinter, ancien garde des Sceaux et ancien président du Conseil constitutionnel, s'insurge contre l'adoption d'une loi stipulant qu'"une personne sera enfermée, non plus pour les faits qu'elle a commis, mais pour ceux qu'elle pourrait commettre. On perd de vue l'un des fondements d'une société de liberté (...) Nous passons d'une justice de responsabilité à une justice de sûreté. C'est un tournant très grave de notre droit".
(Jean Sarkozy, le fils du président de la République, photo Reuters© John Schults) "Ce n'est pas une nomination, c'est une candidature."..."humble et locale", "Je n'ai jamais trahi personne", "Je suis là pour servir Neuilly, pas pour me servir": voilà quelques paroles prononcées par Jean Sarkozy, fils cadet du Président de la République, alors qu'il se présente aux cantonales de Neuilly après l'éviction de David Martinon.













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